Si vous êtes passés dans une librairie ou dans un cinéma ces dernières semaines, vos yeux se sont certainement posés sur ce mot: Twilight.
C'est le cas de mes globules jaunes, qui ont découvert cette saga, à l'origine pour adolescents, il y a quelques semaines, avec l'annonce de la sortie du film.
Avant d'aller me poser dans une salle pour voir sur grand écran l'adaptation de ce best-seller de Stephenie Meyer, j'ai donc décidé de découvrir l'histoire sur son support premier.
Bon, soyons honnêtes: la cible est très certainement essentiellement féminine, et plutôt jeune. C'est mon cas, ça tombe bien! J'ai alors commencé à lire les lignes racontant l'histoire de Bella, cette presque jeune femme qui se veut et se plaît à être fondue dans la masse, et qui devient l'objet de désir irrésistible d'un vampire qui découvre l'amour déraisonné, Edward. J'ai littéralement englouti le bouquin, prise de passion pour les pensées de l'héroïne, qui nous rappelle nos émotions adolescentes et qui m'a fait perdre quelques années. Qui, à moins d'avoir été la bombe du lycée, n'a pas rêvé que LE mec parfait tombe amoureux de nous, comme ça, juste parce qu'on est nous-même et qu'il nous trouve miraculeusement une différence tout à fait craquante qui nous rend désirable? Je ne vois pas beaucoup de doigts levés... Nous sommes et nous voulons être Bella.
Mais bon...si l'histoire de Twilight se résumait à ça, le beau vampire qui s'amourache de la fille banale, le succès n'aurait sans doute pas été au rendez-vous. Parce que c'est plus que ça: Bella aurait pu finir dès le départ vidée de son sang par son sanguinaire camarade de classe, si seulement celui-ci n'avait pas cherché à résister, à vouloir comprendre le pourquoi de son attirance, pour finir par ne pas supporter l'idée de ne plus voir sa proie vivre. Et ouais, il est comme ça Edward, il ne se contente pas de céder bêtement à la tentation, il veut se battre contre sa nature, pour se tester, pour se savoir fort et parce que... ça raccourcirait sacrément le livre s'il en avait été autrement!
Trêve de plaisanterie, le livre est tout aussi attendrissant qu'érotique, et l'adaptation cinématographique était très attendue. D'après moi, la réussite de ce film est due à trois choses: l'excellent choix et prestation des acteurs, la qualité des images et la retranscription fidèle de l'histoire de Stephenie Meyer.
Malgré la difficulté pour les comédiens de faire passer la tension constante du livre sur grand écran, Kristen Steward et Robert Pattinson sont incroyablement justes dans leurss rôle. Ils SONT leurs personnages. Lorsqu'on les regarde, on se dit qu'on ne voit pas qui d'autre aurait pu faire ce job à leur place, tellement ils semblent évidents. Le reste du casting est également réussi, rajoutant à l'histoire d'origine des pointes d'humour toujours fines et subtiles, sans tomber dans la facilité.
L'esthétique du film est un second point indispensable dans cette success story: la ville de Forks est telle qu'on se l'était imaginée, les voitures, les maisons, jusqu'à certaines scènes sont la réalisation de ce que notre imagination avait façonné, et c'est avec plaisir qu'on se retrouve dans un paysage familier et que l'humidité ambiante en devient presque réconfortante: on est bien en train de voir cette histoire qu'on a tant aimé lire. Les effets spéciaux pourtant à budget limité sont crédibles et même beaux, et des scènes deviendront certainement cultes, telle la partie de baseball entre vampires sur fond de Supermassive Blackhole du groupe Muse: grandiose. La bande originale est par ailleurs une totale réussite.
Et puis il y a ces phrases, ces passages qui nous avaient marqués dans notre lecture, que nous retrouvons dans la bouche des personnages, et que nous retrouvons alors avec plaisir. Et cette romance, cette histoire d'amour qui nous fait réaliser qu'il faut laisser une place au rêve et au risque, qu'il faut savoir prendre la décision de vivre, quoiqu'il advienne. S'autoriser à avoir de nouveau 15 ans dans sa tête, le temps d'oublier les horreurs que nous apprennent les informations, les périodes de crises à n'en plus finir.
Redevenir fantasque et innocent, insouciant, voilà le vrai cadeau que nous fait Twilight.
L.D.




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